BURN OUT ou syndrome d’épuisement professionnel

Mieux comprendre c’est commencer à agir vers le mieux-être !

« Le burn out est souvent vécu comme un piège, pourtant si l’on comprend son message, il devient une occasion de se révéler ».
Fatima Hamdani

La face cachée du burn out

En tant que praticienne en thérapies brèves, j’ai choisi d’accompagner des personnes en situation de burn out. Il m’a semblé important de révéler et de partager à travers mon expérience en cabinet, un autre angle de vue sur cette problématique qui touche 1 actif sur 9 en France.

Selon mes observations, de manière constante, le burn out vient signifier à un individu, comme un message important, l’urgence de revoir ses façons de faire.

Le burn out ne se limite pas au secteur professionnel, ou du moins il peut en découler et envahir les autres dimensions de votre vie, s’il n’est pas entendu et traité rapidement.

Dans cet article, je propose de replacer cette maladie dans son contexte et de montrer en quoi les thérapies brèves apportent des solutions efficaces et ce, rapidement.

Burn out/ santé mentale en chiffres

« Ce que l’on sait »
Selon l’OMS (organisation mondiale de la santé), la France arrive au 3° rang des pays recensant le plus grand nombre de dépressions liées au travail.En 2016, il y a environ 28 millions d’actifs en France dont 3.5 millions sont concernés par le burnout (soit 1 actif sur 9).En 2016, il y a environ 28 millions d’actifs en France dont 3.5 millions sont concernés par le burn out (soit 1 actif sur 9). Le burn out n’est pas reconnu en tant que maladie ni dans la classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la santé – pour laquelle il s’agit juste d’un facteur influant sur l’état de santé -, ni dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, les deux grandes nomenclatures internationales de référence. Pourtant, le terme burn out existe et est utilisé depuis les années 70.

C’est quoi le burn out ?

Maslach (psychologue américaine, notamment spécialiste de l’épuisement et de stress au travail) et Leiter (notamment psychologue-chercheur dans le domaine de l’engagement des employés et, du revers de la médaille, soit l’épuisement professionnel) décrivent le burn out au travers de « l’écartèlement entre ce que les gens sont et ce qu’ils doivent faire. Il représente une érosion des valeurs, de la dignité, de l’esprit et de la volonté – une érosion de l’âme humaine. C’est une souffrance qui se renforce progressivement et continûment, aspirant le sujet dans une spirale descendante dont il est difficile de s’extraire…

Burn out: symptômes et définition

Qu’arrive-t-il lorsque le burn out vous gagne ? En fait, trois événements surviennent: vous vous sentez chroniquement épuisé; vous devenez cynique et vous détachez de votre travail; et vous vous sentez de plus en plus inefficace dans votre job ». (source extraite de : https://www.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/Exe_Burnout_21-05-2015_version_internet.pdf)
Ainsi, on entend par burn out un épuisement physique, émotionnel et mental qui surprend de manière insidieuse un individu souvent sur son lieu de travail.A l’heure actuelle, le burn out n’est pas reconnu comme une maladie mais comme une conséquence strictement liée au monde du travail.Néanmoins, il existe une diversité des formes de cet épuisement qui, de fait, nous avertit sur la difficulté de définir ses origines et donc les façons de le traiter.Plus précisément, le burn out considéré à l’origine en tant qu’épuisement professionnel recouvre en tant que syndrome d’épuisement des composantes relationnelles. Par ailleurs, on parle également de burn out parental et maternel, qui sont d’une manière plus évidente des contextes relationnels et affectifs plus exigeants.Pour autant, c’est bien cocktail d’épuisement individuel, personnel et professionnel qui risque d’envahir l’individu et l’isoler davantage.

Comprendre: quels leviers pour sortir du burn out ?

« Le grain de sable du burn out »
Le burn out reste une maladie non reconnue, tant ses contours semblent flirter avec d’autres pathologies comme la dépression, et sa portée semble dépasser les frontières du monde professionnel.Dès lors, comment dissocier l’aspect professionnel de ce syndrome d’épuisement, des autres (parental, familial, maternel,…) quand on pense à la notion de globalité de l’individu et donc des risques de glissement sur les autres sphères de la vie et des dommages collatéraux si la personne n’est pas rapidement accompagnée.
Au delà, l’aspect insidieux de cette maladie et ses multiples formes rendent complexe un dépistage extérieur sur le lieu de travail par exemple. En effet, le lieu de travail ne peut pas tout, et le salarié aura tendance à ne pas vouloir faire étale de sa vie privée, de ses problématiques personnelles, de ses émotions, sur son lieu de travail où il doit chaque jour assurer ses responsabilités et montrer qu’il est un collaborateur opérationnel.

Ainsi, la personne concernée aura plus de chances de guérir s’il se saisit de cette maladie tout en se faisant sérieusement accompagné sur tous les aspects du burn out.Etant entendu qu’il peut être délicat pour un salarié d’être considéré comme malade face à sa hiérarchie et ses collègues de travail.

Dans ce cas, quand il ne résulte pas uniquement du contexte du travail , quelles peuvent être les solutions de prise en soin les mieux adaptées pour une personne qui vit un burn out ?

La grande difficulté du burn out

« De l’autre côté du miroir »
Et si le burn out n’était que la conséquence de la véritable difficulté ?

C’est-à-dire qu’au lieu de percevoir uniquement cette maladie sous l’angle de l’épuisement, comme le résultat d’une surcharge extérieure, de travail, relationnelle, etc…il semble intéressant et pourvoyeur de solutions d’envisager que l’individu en burn out exprime une demande intérieure: celle de ne plus faire face comme elle le faisait antérieurement à certaines dimensions de sa vie. Comment un individu, en proie à un burn out, peut-il avancer sereinement, en maintenant sa position de salarié ou travailleur et entreprendre une démarche de soin ? Est-ce possible sans une solution globale et personnalisée ?

Burn out et thérapies brèves

Les thérapies brèves et le syndrome d’épuisement
Dans le champ des médecines douces, les thérapies brèves ont aujourd’hui montré leur efficacité dans la réponse qu’elles apportent à certains troubles que l’on retrouve dans le burn out :Selon la HAS (Haute Autorité de Santé), (source extraite de : https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2017-05/dir56/fiche_memo_burnout.pdf)« Ce syndrome peut se traduire par des manifestations plus ou moins importantes, d’installation progressive et souvent insidieuse, en rupture avec l’état antérieur, notamment (liste non exhaustive) :- émotionnelles : anxiété, tensions musculaires diffuses, tristesse de l’humeur ou manque d’entrain, irritabilité, hypersensibilité, absence d’émotion ;- cognitives : troubles de la mémoire, de l’attention, de la concentration, des fonctions exécutives ;- comportementales ou interpersonnelles : repli sur soi, isolement social, comportement agressif, parfois violent, diminution de l’empathie, ressentiment et hostilité à l’égard des collaborateurs ; comportements addictifs ;- motivationnelles ou liées à l’attitude : désengagement progressif, baisse de motivation et du moral, effritement des valeurs associées au travail ; doutes sur ses propres compétences (remise en cause professionnelle, dévalorisation) ;- physiques non spécifiques : asthénie, troubles du sommeil, troubles musculo-squelettiques (type lombalgies, cervicalgies, etc…), crampes, céphalées, vertiges, anorexie, troubles gastro-intestinaux
Il est à noter que la plupart des manifestations citées ci-dessus sont traitées par des thérapies comme l’hypnose thérapeutique, la sophrologie caycédienne, et toutes les thérapies visant le soin global de la personne dans le champ des médecines douces.Néanmoins une prise en charge thérapeutique globale pourra repositionner la personne touchée dans son rôle d’acteur de sa guérison. Les médecines douces, notamment l’hypnose ericksonienne et les formes d’hypnose intégratives, la sophrologie caycédienne dans les limites de leurs terrains d’action, ont l’avantage d’inclure et de responsabiliser plus facilement le »patient » à sa guérison.
Dans le cas d’un burn out, la relation privilégiée avec un thérapeute regroupant différentes techniques de soin, physique, psychique et émotionnel, est le gage pour la personne qui sera accompagnée d’avoir une prise en soin globale favorisant un rapport de confiance et une alliance thérapeutique dès les premiers signes. Le duo « patient-thérapeute » me semble incontournable aujourd’hui au sein de toute démarche de soin, thérapeutique d’autant plus dans le cas d’un burn out.

Fatima Hamdani

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